Archives de Catégorie: Politique

Enquête sur le bluff de la vidéosurveillance

Le territoire compte environ 60.000 caméras sur la voie publique, un chiffre multiplié par deux en huit ans.

Mais leur utilité reste contestée, selon le chercheur Laurent Mucchielli.

S’appuyant sur une enquête de terrain, il dresse un bilan accablant de son efficacité et fustige le « bluff technologique » des industries de sécurité, le gaspillage de l’argent public et la démagogie politique.

« Ça ne résout pas la délinquance, ça la déplace ».

« Peu de faits de délinquance entraînant une intervention policière et une interpellation sont détectés en temps réel. C’est rarissime mais, en revanche, très médiatisé quand c’est le cas, ce qui donne une impression d’efficacité ».

« La vidéosurveillance peut faire élire un maire ».

« La vidéosurveillance, ça fait tourner le commerce ».

« Les images collectées sont utiles dans 1 à 3 % des enquêtes ».

« Ils détournent le système pour faire autre chose avec …».

 

 

Lire les articles :

« La vidéosurveillance est un gaspillage de l’argent public » selon Laurent Mucchielli

Vidéosurveillance : une efficacité discutée

Vidéosurveillance à Rennes : un rapport démontre son inefficacité !

 

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Mais qui est donc Jean-Cyril Spinetta ?

Jean-Cyril Spinetta est l’auteur du rapport commandé par le gouvernement qui a mis le feu aux poudres.

Qui est-il ?

Quel est son parcours ?

Pourquoi ce rapport qui aurait dû être impartial semble bien être à charge contre les cheminots ?

Ses origines

Son père, Adrien Spinetta, (1908-1998), était ingénieur des ponts et chaussées, président de l’office universitaire de recherche socialiste et du Conseil général des ponts et chaussées. Il est l’un des rédacteurs de la loi N° 78-12 du 4 janvier 1978 relative à la responsabilité et à l’assurance dans le domaine de la construction, dite  « Loi Spinetta » (1978). Il était un proche de Guy Mollet.

Son grand-père, Cyrille Spinetta (1879-1943), était responsable de la Section Française de l’Internationale Ouvrière (SFIO). On peut lire sur une biographie qu’il était ami de Jean Jaurès… 

Mais les temps changent… et les idées de Jean Jaurès et de Guy Mollet semblent oubliées.

Quelques recherches sur Jean-Cyril Spinetta révèlent que les moments où il a fait partie du conseil d’administration d’une société correspondent souvent à des périodes de licenciements massifs.

 

Son parcours

Jean-Cyril Spinetta est diplômé de l’Institut d’études politiques de Paris (Sciences Po) et ancien élève de la promotion Charles de Gaulle de l’École nationale d’administration (ÉNA).

Il est ou a été :

Président et directeur général d’Air France-KLM

Administrateur de :

  • Alcatel-Lucent (2006)

  • Air France

  • Groupe Air France-KLM

  • Alitalia

  • La Poste (jusqu’en 2008)

  • Saint-Gobain (depuis 2005)

  • Unilever (2006)

  • GDF Suez

  • Le Monde des Entreprises

  • Areva (avril 2009)

 

On peut lire un peu partout que les cheminots, et d’autres Français en général, s’interrogent sur la légitimité  d’une personne avec un tel parcours pour faire une analyse impartiale de la situation du système ferroviaire français.

 

Ce choix est-il étonnant ?

Il s’est déjà attaqué à la réforme très controversée d’Air France, lorsqu’il était aux commandes du groupe. Sa mission : préparer la privatisation de la première compagnie d’aviation française.

Si la volonté du pouvoir actuel est de privatiser à terme la SNCF, ce choix est donc logique.

On comprend alors que certains ont pu parler de son rapport comme « Le rapport téléguidé pour justifier le démantèlement de la SNCF ».

Quoi d’autre ?

On a lu qu’en tant que Président du conseil d’administration Air France KLM du 01-04-2008 au 31-03-2009 ses revenus s’élèvent à 1.627.740 €
De quoi énerver les salariés de la SNCF qui pour la majorité ne toucheront pas la moitié dans toute leur carrière.

Les archives internet nous rappellent qu’en juillet 2006 le PDG d’Air France, Jean-Cyril Spinetta, fut soupçonné de « blanchiment en bande organisée, de travail dissimulé, complicité de corruption passive, trafic d’influence et complicité d’abus de bien sociaux ».

On a lu aussi que « Jean-Cyril Spinetta fut ancien président du Conseil de Surveillance d’AREVA de 2009 à 2013, quatre années au cours desquelles les errances de ses dirigeants ont conduit la compagnie publique vers le désastre que l’on connaît ».

 

Sources (cliquez et lisez ceci) :

Qui est Jean-Cyril Spinetta, l’homme qui veut détruire la SNCF et le statut de cheminot ?

Le rapport Spinetta est signé par une élite qui ne connaît pas la France

Biographie de Jean-Cyril Spinetta

Rémunérations de Jean-Cyril Spinetta (2009 – 2010 – 2011)

Jean-Cyril Spinetta (Wikipedia)

Le PDG d’Air France, Jean-Cyril Spinetta, est convoqué par la justice

Le rapport téléguidé pour justifier le démantèlement de la SNCF

L’ombre d’AREVA sur l’avenir de la SNCF

Areva : ce qu’il faut savoir sur le désastre

Affaire Uramin : la justice enquête sur Anne Lauvergeon, ex-Pdg d’Areva

 

Relire également les articles :

Les mensonges sur France Télécom éclairent ceux sur la SNCF

Pourquoi le gouvernement veut « se faire » les cheminots ?

La SNCF coûte moins cher que les accidents de la route

Rapport Spinetta : point de vue purement économique qui fait l’impasse sur l’enjeu environnemental

Risque de grève à la SNCF

Désastre de la privatisation du rail britannique

 

Le racisme « anti-blanc » s’affiche à l’Université

Depuis un mois et demi, un collectif d’extrême gauche s’est installé avec une centaine de migrants dans des locaux universitaires situés à Saint-Denis. Depuis, des tags anti-France, anti-blancs et homophobes fleurissent sur les murs de la Faculté. L’Université a annoncé qu’elle portait plainte.

 

Lire l’article

Lire aussi :

Une association réveille le débat sur le « racisme anti-Blanc »

« Le racisme anti-blanc prend une ampleur conséquente »

Des moyens publics ont-t-ils été utilisés pour soutenir E. Macron ?

Des élus lyonnais LR envisagent de saisir le procureur de la République, accusant Gérard Collomb de « pratiques illégales » du temps où il était à la tête de la ville de Lyon.

Dans leur ligne de mire, une grande réception organisée à l’hôtel de ville par Gérard Collomb le 2 juin 2016 où il avait convié les forces vives de la ville. Le gratin du monde économique, culturel, sportif, associatif avait chaleureusement applaudi le ministre de l’Économie de François Hollande, venu présenter sa vision de la France en Europe et dans le monde.

 

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Les mensonges sur France Télécom éclairent ceux sur la SNCF

Pour justifier les ordonnances sur la SNCF, le gouvernement assure que son seul objectif est d’améliorer le fonctionnement de l’entreprise dans le cadre de l’ouverture à la concurrence.

Les mêmes arguments, avancés pour France Télécom voilà 20 ans, ont débouché… sur une cascade de mensonges !

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Risques de dérapages budgétaires pour les JO 2024

Un rapport pointe de possibles dérapages et préconise de prendre rapidement des décisions dans le dossier des Jeux d’été 2024 à Paris. Il est question de «réels risques à la fois de non-réalisation dans les délais de certains équipements mais aussi de surcoûts importants ».

Lire l’article :
Jeux olympiques 2024 : un rapport alerte sur de possibles dérapages budgétaires
Relire également :
Dérives et surcoût exorbitant : l’Euro 2016 va faire mal aux finances de la France !

Pourquoi le gouvernement veut « se faire » les cheminots ?

Depuis des mois les grands médias proches de LREM préparent l’opinion publique au démantèlement du système ferroviaire Français grâce à des reportages à charge. 

Maintenant que le travail de manipulation est bien avancé, le président Macron va s’attaquer à la SNCF et ses cheminots, les priver de leur régime et de leur statut pour en faire une main d’œuvre moins coûteuse que vont pouvoir se répartir les entreprises privées qui se jetteront sur le juteux marché du rail lorsqu’il sera ouvert à la concurrence !

Mais ne tombez pas dans le panneau : le réseau, moins rentable, restera à la charge du contribuable, car ce gouvernement est fidèle au premier précepte de ceux qui l’ont précédé : nationaliser les pertes, privatiser les gains.

Qu’est-ce que les autres groupes professionnels vont gagner de la suppression du statut de cheminot ?

A court terme, la satisfaction malsaine de se dire que « c’est bien fait pour eux, y’a pas de raison que moi je trime sans compte pénibilité et pour partir plus tard à la retraite, et qu’eux non ! »

A long terme, un effet simple et avantageux pour le patronat : Il n’y aura plus de catégories
« privilégiées » auxquelles vous pourrez vous comparez, de système que vous pourrez revendiquer.
Le privilégié, ce sera vous. Le prochain groupe professionnel sur la liste, c’est sans doute le vôtre
.

 

 

 

 

Lire l’article complet sur le sujet

Relire également :

La SNCF coûte moins cher que les accidents de la route

Rapport Spinetta : point de vue purement économique qui fait l’impasse sur l’enjeu environnemental

Risque de grève à la SNCF

L’État souhaite privatiser totalement ADP (Aéroports De Paris)

Les derniers arbitrages sur le projet de privatisation d’ADP seront rendus samedi, l’état ayant décidé de céder l’intégralité de sa participation de 50,6% dans le gestionnaire des aéroports d’Orly et de Roissy-CDG.

Un avant goût de la privatisation de la SNCF dans quelques années, après avoir transformé l’entreprise publique comme souhaite le faire le président à coup d’ordonnances ?

Vinci, qui détient déjà 8% du capital d’ADP, fait figure de favori pour remporter cette part de 50,6%, valorisée actuellement à hauteur de 8,2 milliards d’euros. 

Une compensation pour l’arrêt de Notre Dame des Landes ?

 

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Campagne de E. Macron : 4 donateurs signalés au fisc et à la justice

Sur 24 de donateurs trop zélés (dons supérieurs à la limite légale 4.600 euros par personne physique) détectés dans la campagne d’Emmanuel Macron en 2017, quatre n’ont pas régularisé leur situation !

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Voir aussi : Décision du 21 décembre 2017 relative au compte de campagne de M. Emmanuel MACRON, candidat à l’élection du Président de la République des 23 avril et 7 mai 2017

Risque de grève à la SNCF

Suite au rapport à charge contre la SNCF par l’ancien président d’Air France, Jean-Cyril Spinetta, la riposte se prépare.

Ce rapport ne prévoit pas seulement la fin du régime spécifique des cheminots mais aussi la fermeture de lignes empruntées chaque jour par des salariés pour se rendre au travail.

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Le projet que le président Macron a en tête depuis des années n’est pas seulement une attaque contre les salariés de l’entreprise publique, mais aussi contre une partie de la population qui n’a pas d’autre moyen que de prendre le TER pour se déplacer. C’est la fin du service public et la fin de l’égalité des chances pour les territoires à faible densité de population, au nom du rendement économique.

La journée de mobilisation à la SNCF aura lieu le même jour que la mobilisation des fonctionnaires contre la réforme de la fonction publique. 

Le printemps risque d’être chaud !

Fonctionnaires et agents SNCF ne vont pas lutter uniquement pour leurs statuts mais aussi pour le maintient d’un service public égalitaire sur tout le territoire National.

 

Lire les articles sur ce sujet :

Une « manifestation nationale » des cheminots prévue le 22 mars, risque de grève à la SNCF

Réforme de la SNCF : une riposte des cheminots prévue le 22 mars

Attachés à leur statut, les cheminots prêts à en faire un casus belli

Le rapport Spinetta touche au statut des cheminots, mais aussi à la culture ferroviaire

Fonction publique : sept syndicats appellent à la mobilisation le 22 mars

 

Pour mémoire, nous vous conseillons aussi de relire ceci :

Cars Macron : l’échec d’une compagnie

Désastre de la privatisation du rail britannique

Le PDG d’Air France, Jean-Cyril Spinetta, est convoqué par la justice

 

 

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